La faim

La faim réelle ou physiologique est associée à plusieurs signes:

  • les gargouillis dans le ventre,
  • la sensation de ventre vide, « j’ai un creux »
  • une légère fatigue parfois associée à une petite faiblesse physique ou une sensation de froid,
  • des maux de tête,
  • un manque de concentration.

Physiologiquement, la faim est une sensation qui apparaît quand le niveau de glycogène (sucre) du foie descend en dessous d’un certain niveau.

La faim peut être stimulée par les 5 sens (ouïe, odorat, vue, toucher et gout)

Remarque

De nos jours, il est rare que nous laissions vraiment la faim arriver à cause de l’habitude du grignotage : un carré de chocolat par ci, un cappuccino ou un verre de jus d’orange par-là, tout autant de prises alimentaires qui paraissent insignifiantes mais qui contribuent à entretenir ce fameux stocke de glycogène dans le foie et donc la « non-faim ».

Il est fréquent de confondre plusieurs sensations, et ainsi de prendre pour de la faim ce qui est en fait de la frustration, de l’anxiété ou même de la soif.

Une fois la sensation de faim bien installée, vous êtes prêt à reconnaître la satiété.

Le rassasiement est la disparition de l’envie de manger d’un aliment spécifique.

Ainsi, vous pouvez être rassasié d’un plat principal (sans forcément avoir terminé votre assiette) mais avoir encore faim pour un dessert. Ce n’est qu’à la fin du repas, quand vous n’avez plus besoin de rien, que la satiété arrive.

Il faut distinguer la satiété du rassasiement.

  • La satiété est l’état de non-faim physiologique : (l’organisme a reçu l’énergie dont il avait besoin et on ne ressent plus de besoin physique de manger),
  • Alors que le rassasiement est la disparition de l’envie de manger d’un aliment spécifique. Ainsi, si l’on se met à manger sans même avoir faim, il est impossible de reconnaître la satiété.

Le message de la satiété met environ 20 minutes à arriver au cerveau, et il sera perturbé par une activité parallèle pendant le repas.

Par exemple :

  • Un repas pris devant la télévision ou devant un écran d’ordinateur au travail risque d’être plus « copieux » qu’il ne devrait, car la sensation de faim est biaisée par le peu d’attention qu’on porte à son repas.
  • Un repas pris sur le pouce ou avalé très rapidement risque lui aussi d’être plus riche, car pendant le laps de temps entre la prise alimentaire et l’information de la satiété le nombre de calories ingurgitées est plus important que pour quelqu’un qui mange lentement.